L'enquête publique concernant le projet d'usine à tarmac s'est terminée le 5 mai dernier. Comme celle-ci a provoqué  plus de 25 réclamations, la Commune d'Assesse devait organiser dans les 10 jours une réunion de concertation.
L' objet de cette réunion était la suppression du chemin n°30 qui sépare la parcelle 127 G des parcelles 124H et 124G. Parcelles où SOTRAPLANT voudrait installer l'usine.

 

 Chemin 30

VEPous avez été très nombreux à réagir à cette enquête publique.
1 400 lettres et plus de 2 000 e-mails.

Plus de 3 400 réactions (tout n'étant pas encore comptabilisé) pour une enquête publique celà ne s'était jamais vu à Assesse, ni dans la Région.

Le téléphérique de Namur ne jouait visiblement pas dans la même cour avec ses 50 réactions.

Preuve, s'il en était encore besoin, de l'émotion que suscite ce projet d'usine à tarmac que l'on veut imposer aux habitants de notre commune et des communes avoisinantes.


Parallèlement à l'argumentaire dont vous avez eu connaissance, les équipes de COVISART et de N931, aidés de nombreux spécialistes, ont travaillé sur un argumentaire plus complet (35 pages).
Celui ci a été remis à la commune d'Assesse dans le cadre de l'enquête publique.
Nous sommes heureux de vous le partager aujourd'hui.
 

"C'est un dossier très compliqué; il y a peu de personnes à même de comprendre tous les tenants et aboutissants, et nous observons une tendance à tout lire dans le sens le plus critique.
On se fait peur sur des éléments où il n'y a pas lieu"
  déclarait récemment, du haut de sa grandeur, M. Aurélien NONET à la presse. (La Meuse 11/05/2021)

Nous vous en laissons seuls juges.

 


 

PinoIls se croient vraiment tout permis.

Non seulement ils veulent nous imposer leur projet industriel avec toutes les nuisances qui l'accompagnent.
En nous priant au passage de "faire le deuil de notre foret".


Et voilà que l'on découvre qu'ils se permettent de construire leur usine en partie... sur le domaine public.
Le domaine public devra t'il faire son deuil également de son terrain ?

Omissions, approximations, erreurs de calculs, promesses irréalisables, tout est bon pour tenter de faire accepter leur projet à ceux qui survoleraient distraitement le dossier avant de remettre un avis. 

 

 

 

 

 

 

Explication:

En 1971, c'est la construction de l'Autoroute E411.
Pour canaliser une source qui vient de l'autre coté de celle ci, l'Etat Belge achète, pour cause d'utilité publique, une bande de terrain de 6 m de large. (Volume 7489, n°29 - 15/04/1971)
Cette emprise de 6 m de large se trouve dans les parcelles (A127g et A124g) où l'on veut installer la dalle de béton où se situera l’usine.
Bien qu'ils se disent propriétaires du terrain depuis 3 ans ( RIP du 15 septembre 2020 ), ils introduisent un dossier de demande de permis en 2021 qui ne mentionne pas que cette bande de terrain ne leur appartient pas.
Pouvaient ils ignorer que cette emprise était la propriété du SPW ? C'est ce qu'ils tentent de nous faire croire.

Emprise SPW


Car ils indiquent dans leur demande de permis qu'ils ont découvert par hazard (et pas rasés) un écoulement d'eau à ciel ouvert.
Comme ils ne peuvent faire obstruction à l'écoulement de l'eau, ils en déduisent qu'il doit exister peut être une servitude. (C'est fou comme tout dans ce dossier est approximatif)
Ils vont donc remplacer l'écoulement à ciel ouvert par un tuyau de 1 m de diamètre.
Tuyau qu'ils comptent recouvrir par la suite du remblai destiné à recevoir la dalle supportant l’usine.
Cette canalisation enterrée dans le remblai figure sur les plans fournis.

Canal

 

Sauf que nul ne peut construire sur le terrain d'autrui… et encore moins sur le domaine public.

Comment pouvaient ils ignorer cette emprise appartenant au SPW s'ils étaient déjà propriétaires depuis 3 ans ?
Comment pouvaient ils l'ignorer alors que le plan cadastral le mentionne clairement et qu'un extrait de ce plan figure dans leur dossier de demande de permis ?

Espéraient ils régler la chose par la suite en mettant leurs amis du SPW devant le fait accompli ?
Cela commence à faire beaucoup de parts d’ombre dans ce dossier...Beaucoup trop.


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Extrait de la RIP du 15 septembre 2020



 

 CESE PE

 

Le projet SOTRAPLANT pour sa partie environnementale a été examiné par le Pôle Environnement de la Région Wallonne.
Le Pôle remet, contre toute attente, un avis positif sur le projet en regrettant néanmoins quelques manquements dus au fait que le promoteur marque "une volonté de ne pas figer les intentions afin de garder une souplesse dans les aménagements écologiques." (sic)

On ne peut que regretter la légèreté de l'analyse et la complaisance vis à vis du demandeur d'une commission sensée soumettre un avis éclairé à la Ministre de l'Environnement.

On peut s'étonner que le Pôle Environnement ne s'attarde qu'à l'aspect de la "préservation" des 60 ares sur les 2,5 ha que constituent les zones d’intérêts communautaires du Bois Robiet.
Les autres nuisances environnementales rejets toxiques, effets sur la santé de la population, poussières, impact paysager, impacts sur les champs et les cultures, mobilités tous ces aspects ne sont pas ou à peine évoqués. 
Pourtant elles devraient constituer l'essentiel des préoccupations environnementales d'un avis "éclairé". 

Nous vous mettons ci dessous notre analyse de l'aspect "Nature" de ce projet et l'avis du Pôle Environnement de la Région Wallonne.

Nous nous limiterons au seul point de vue de la nature afin de ne pas comparer des poires avec des pommes.
Les autres aspects environnementaux faisant partie d'autres chapitres de notre analyse.

Pour l'aspect Nature, notre analyse constate les mêmes manquements que le Pôle et en soulève de nombreux autres.
Mais nous arrivons à une conclusion diamétralement opposée...


Avis Covisart ASBL/N931

8. LA CONSERVATION DE LA NATURE

Vu la loi sur la Conservation de la nature du 12 juillet 1973 et notamment le décret du 6 décembre 2001 relatif à la conservation des sites Natura 2000 ainsi que de la faune et de la flore sauvage ;

Vu la Déclaration de politique communale d’Assesse pour 2018-2024 visant à protéger et renforcer la biodiversité qui caractérise son territoire ;

Considérant la présence de 3 habitats d’intérêt communautaire

  • Lande sèche - 4030,

  • plan d’eau oligo-mésotrophe à végétation amphibie - 3130 et

  • chênaie acidophile – 9190

qu’il s’agit d’habitats dans un état de conservation défavorable médiocre au niveau belge ; qu’il convient d’autant plus d’assurer leur protection ; que la chênaie acidophile sera à près de 60% détruite définitivement (1,27/3ha sera épargné) ;

Considérant que ces habitats contiennent des espèces en voie de régression comme la grenouille rousse, le crapaud commun, la grenouille verte, les tritons alpestres et palmés mais également des espèces rares comme la guêpe solitaire rare et protégée (Astata boops) ainsi que deux autres guêpes solitaires particulièrement rares, Ectemnius nigritarus, connue seulement dans deux localités belges et Mimesa bruxellensis recensée seulement dans 3 localités wallonnes ;

Considérant que la conservation de la zone noyau de 62 ares contenant les habitats 4030 et 3130 classée par le SPW comme Site de Grand Intérêt Biologique ne pourra être maintenue dans le temps car isolée par le béton, les camions, les poussières et les pollutions diverses ; que pour les espèces inféodées à ces milieux la présence des 5ha de forêts joignantes est indispensable alors qu’elles vont être détruites ; que la présence d’un éclairage à haute intensité jusqu’à 74 nuits par an (50 nuits et 12 weekend) va profondément perturber les conditions de vie dans cette zone noyau ; que la migration des batraciens au sein même des 7 ha sera définitivement arrêtée ; qu’aucune liste complète des espèces présentes n’a été réalisée ; qu’il en est de même pour la carte des habitats selon la typologie Waleunis ; qu’aucun inventaire des grands arbres n’a été réalisé y compris un plan d’abattage ; que l’impact du projet sur la zone de landes n’est pas évalué dans l’EIE, ni sur les milieux et sites avoisinants ; que pour garantir la conservation de ces habitats au sein de la forêt actuelle il serait nécessaire d’assurer la gestion de ce site notamment pour éviter qu’il se referme ;

Considérant que pour construire les infrastructures il est nécessaire de détruire 3 grandes mares ; qu’il n’est pas possible de se rendre compte de l’impact réel sur les différents milieux car la cartographie initiale des 31 mares et des habitats n’est pas disponible ni une superposition sur celle-ci du plan des infrastructures, d’autant plus qu’il est prévu des transplantations d’espèces protégées ; qu’une canalisation de la décharge d’eau pluviale en provenance des bâtiments administratifs passera au travers la zone noyau sans qu’il ne soit expliqué les habitats qui seront détruits;

Considérant la création en cours du parc naturel « Cœur du Condroz » et dont l’impact du projet sur celui-ci n’est pas envisagé ;

Considérant que le SDC prône le renforcement de la Structure Ecologique Principale tout comme la Déclaration de Politique Régionale alors que le projet va interrompre la continuité du massif boisé entre Courrière et Maillen qui existe depuis avant 1770 (voir atlas de Ferraris) ; que l’EIE n’établit aucun rapport sur la biodiversité de ces forêts adjacentes ni sur l’historique de ces forêts et en particulier des 7ha concernés ;

Considérant qu’aucune chauve-souris n’a été détectée alors que l’EIE réalisée pour le projet éolien (3 éoliennes de Storm) prévu à proximité de ce site en relève plusieurs espèces comme deux espèces de Noctules, la Pipistrelle de Nathusius, et la Sérotine commune, des Murins et Oreillards ; que l’EIE ne donne pas de détails sur le matériel de détection utilisé ni sur les conditions météo précises lors des relevés, la durée des relevés, le nombre de points d’enregistrement, etc. ; que des inventaires complémentaires devaient être effectués ce printemps vu l’attrait incontestable de ce milieu pour ces espèces ;

Considérant que les eaux industrielles et les eaux de ruissellement se déverseront dans un bassin de rétention et ensuite dans un ruisseau qui conduit tout droit au Site Natura 2000 « Bassin du Samson » désigné notamment pour la qualité de l’eau et les espèces qui y sont inféodées et non étudié dans le cadre de l’EIE ; que la qualité des eaux rejetées, malgré le déssableur et le débourbeur-séparateur d’hydrocarbures, n’est nullement garantie ; qu’en cas d’accident dans la centrale, le risque est grand de voir déverser dans le ruisseau une eau particulièrement polluée qui détruira vraisemblablement les espèces protégées du Bassin du Samson ;

Considérant l’arrêt de la Cour de Justice Européenne du 26 mai 2011(Affaire C-538/09 Commission européenne contre Royaume de Belgique) que la construction d’une étable industrielle à Roly en dehors d’un site natura 2000 mais pouvant avoir un impact significatif sur celui-ci ne peut pas être autorisée ;

Vu ces éléments, le projet d’usine de tarmac doit être refusé.




Ceux qui se sont un peu penchés sur le dossier auront été surpris par les efforts fournis par Sotraplant pour rendre ce projet plus vert que vert. Pour ne pas dire bio.
A notre époque, ce qui est important dans un tel dossier, c'est bien de faire vibrer la corde écologique de certains.
Et Sotraplant l'a bien compris.

Mais ici il y va fort.
Au point que cela en devient grotesque.


Préservation d'un espace de 0,6 ha d'une grand intérêt biologique SGIB (3432 - Lande du Bois d'Ausse)

Si cette zone forestière est actuellement d'un grand intérêt biologique, on peut raisonnablement se demander ce qu'elle deviendra dans le futur.
Elle sera isolée entre une large voie d'accès menant à l'usine et la N4, couverte des poussières dues à l'exploitation, entourée de clôtures.
Des travaux sont prévus dans cette zone pour enterrer des canalisations. Ce qui entrainera la destruction de certaines marres et d'une partie significative de la zone.
De plus, rien dans le dossier ne permet de visualiser les arbres à abattre ou à conserver, les marres supprimées, les milieux détruits.
Rien non plus comme information sur la possible liaison entre cette zone préservée et les zones au delà du chemin de fer.
On peut s'imaginer ce qui subsistera de la faune et de la flore d'ici quelques années et quelle proportion de cette zone classée SGIB (3432 - Lande du Bois d'Ausse) sera détruite par les travaux projetés.
La cloture sécurisant l'usine ne permettra qu'à un certain type de faune de fréquenter cette parcelle et brisera les liaisons écologiques existantes.

Un cordon boisé de 20 m pour maintenir les liaisons écologiques

L'étude ne présente aucun plan de boisement ni de déboisement. On nage dans le flou absolu. Les talus très raides à certains endroits ne permettront pas de planter des arbres. Cà c'est certain (notamment la ZONE 5 sur les plans présentés). 
Les talus ne bénéficieront donc pas d'une couverture boisée de 20m qui est destinée, rappelons le, à maintenir les liaisons écologiques existantes et à dissimuler les installations.
Ils seront plantés de fleurs (toujours pour la biodiversité) et de graminées.
Nous ne voyons vraiment pas comment ce cordon boisé interrompu par les talus, clotures et bassin d'orage maintiendrait la liaison écologique existante .  

Un eco-duc sous la N4 (passage pour la faune sous une route)

Les crapauds passent l'hiver dans les bois et rejoignent au printemps la marre où ils sont nés pour se reproduire.
Un éco-duc est donc prévu pour permettre aux crapauds de traverser sous la N4 .
La Région Wallonne apparemment plus soucieuse de la santé des grenouilles que celle des riverains financera avec l'argent public ces travaux ... ou pas. Car c'est en discussion, rien n'est acquis.
Là on s'écroule de rire. Pourquoi les crapauds auraient ils l'intention de traverser tout à coup la N4.
Ils ne l'ont jamais fait. Le franchissement de la N4 étant rendu impossible par la berne centrale.
Ils iront donc hiverner dans les bois (du moins ce qu'il en restera) côté Bois Robiet.
Ils pourront rejoindre la hêtraie qui subsistera en partie derrière la station Esso, mais en évitant les camions de SOTRAPLANT car ils devront traverser le parking et la large route construite à l'intérieur du site.
Demandez à tous les bénévoles qui font traverser les crapauds à Ronchinne si l'eco-duc installé sous la route est efficace.
Si peu qu'ils sont obligés, de revenir à chaque printemps pour faire traverser, en toute sécurité, les petits batraciens.   

Un bassin d'orage "écologique et paysager"

Un bassin d'orage est prévu près du pont de chemin de fer. Il récoltera les eaux pluviales des parkings, des accès et de la dalle de béton où se trouvera l'usine et les stocks de produits.
Il sera écologique et paysager. Rien de moins. 
Pour y accroître la biodiversité il y aura des plantes aquatiques dans le bassin d'orage et des fleurs sur les talus. Bien.
Mais  le bureau d'étude conseille vivement de curer régulièrement le bassin d'orage qui va bien vite, selon eux, être saturé par les poussières en provenance de l'exploitation. Ce qui en réduirait la capacité.
La coexistance des curages fréquents et le maintien des plantations dans le bassin n'est pas documentée.
La qualité des eaux de ce bassin est également mise en doute. Le bureau d'étude préconisant de surveiller régulièrement la qualité de cette eau avant de l'envoyer dans le ruisseau du Bois d'Ausse. 

Des engagements irréalisables, improbables, mal définis, un flou absolu dans les plans de réalisation, "une volonté de ne pas figer les intentions afin de garder une souplesse dans les aménagements écologiques."
C'est tout celà qu'on nous sert sans rire.
Question GREEN WASHING, l'usine à tarmac de Sart Bernard fait maintenant figure de cas d'école.


 Comment réagir ? 

 

 

 

Comment réagir ? 

 


 

35 Deutschland Deutschland Asphaltmischanlagen


Alors qu'on n'a pas de scrupule en Wallonie pour proposer d'installer une usine à Tarmac à 150 m d'une zone d'habitations.
Nos voisins allemands, plus prudents, imposent une distance de 2 km entre une usine d'enrobés et une zone d'habitat. 
En se penchant sur les incidents  qui se sont produits dans les usines d'enrobés de nos voisins, l'on se rend compte qu'il serait bon, nous aussi, de rester très prudent.
Mais accepter d'installer une telle usine à côté de 2  axes routiers importants (E411 et N4) ainsi que de la ligne de chemin de fer Bruxelles Luxembourg est ce bien raisonable ?
Imaginez la pagaille si un incident se déclarait à la centrale d'enrobés de Sart Bernard... 
Décidément, on ne pouvait choisir pire endroit pour ce projet.


EP ArgumentaireVoici donc, comme promis, l'argumentaire que nous sommes heureux de vous présenter.
Fruit de la collaboration de nombreux citoyens, scientifiques, spécialistes dans différents domaines.
Ils ont épluché le millier de pages du dossier et vous proposent aujourd'hui cette synthèse.

Dans la dernière semaine d'Avril, les habitants de l'entité d'Assesse, Naninne, Wierde et Faulx les Tombes recevront cet argumentaire dans leur boite aux lettres.
Cette lettre type est également téléchargeable en bas de cet article.

C'est à vous maintenant de réagir en vous aidant de ce document sur lequel une place est réservée pour VOS arguments.
Si vous manquez de place pour développer vos arguments, vous pouvez y joindre des pages supplémentaires.

 

Vous avez jusqu'au 5 Mai pour envoyer votre lettre de réclamation 

 

 Où et comment envoyer votre lettre de réclamation ?

  • L’envoyer au Collège des Bourgmestres et Échevins.

Soit par courrier postal normal ou recommandé avec accusé de réception à l'adresse suivante:

Collège des Bourgmestres d’Assesse
Esplanade des Citoyens, 4
5330 – Assesse

Soit par courrier électronique:
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Avec comme objet: Enquête publique - Dossier SOTRAPLANT

Demander un accusé de réception

Soit en déposant directement à la Maison Communale dans la boite aux lettres ou mieux directement à l’accueil durant les heures d’ouverture.
Dans ce cas, demander un accusé de réception.



 C'est ENSEMBLE que nous empêcherons ce projet que l'on tente de nous imposer.


 

* Les habitants de Namur et de Gesves peuvent également renvoyer leur lettre de réclamation au Service Urbanisme de leur commune.